

Blasons & portraits
Portrait sculpté
Portrait ou blason familial sculpté à partir de références visuelles.
Format étudié sur demande · Chêne, Noyer
À partir de590,00 €
VoirArmoiries de famille
Un blason de famille n'est pas réservé aux lignées nobles, et il ne s'obtient pas avec un simple nom de famille. Il se retrouve dans les archives, ou il se compose selon quelques règles que les héraldistes appliquent depuis le Moyen Âge. Cette page répond aux questions que l'on se pose avant de se lancer : qui peut en porter, où chercher, comment le décrire. Elle montre ensuite comment l'atelier le traduit en bois massif.

Les armoiries, ou armes, sont des emblèmes en couleur propres à une personne, à une famille ou à une collectivité. Le blason désigne l'ensemble des figures, des couleurs et des règles qui servent à les composer et à les décrire, une grammaire en somme ; par extension, le mot désigne aussi les armoiries elles-mêmes. L'héraldique est la science qui les étudie. L'usage courant emploie « blason familial » et « armoiries de famille » comme synonymes, et le Dictionnaire de l'Académie l'admet.
Les armoiries apparaissent en Europe occidentale au XIIe siècle, sur les écus et les bannières, et la plupart de celles du Moyen Âge nous sont parvenues par les sceaux. Pour les décrire sans dessin, une langue codée, le blasonnement, énonce d'abord la couleur du champ, puis les partitions, la figure principale et les figures secondaires. Exemple régional : « de gueules à la croix vidée, cléchée et pommetée d'or » suffit à décrire la croix de Toulouse.
Non, et c'est l'idée reçue la plus tenace. Au Moyen Âge, les armoiries gagnent vite toute la société : les femmes en adoptent dès les années 1180, les bourgeois vers 1220, les artisans vers 1280, et dans certaines régions des paysans en portent. Parmi les armoiries médiévales connues en Occident, une sur deux seulement serait noble. Les Archives du Pas-de-Calais le disent sans détour : les armoiries n'ont jamais été réservées aux nobles.
Aujourd'hui, en France, le principe est celui de la libre adoption et du libre port. Supprimées en 1790, rétablies en 1808 pour la seule noblesse impériale, les armoiries ne font plus l'objet d'aucune loi particulière depuis 1872, rappelle l'historien Michel Pastoureau. Chacun peut donc créer les siennes. Une limite demeure : ne pas reprendre des armes déjà portées par une autre famille, ce qui peut être regardé comme une usurpation ou une atteinte au nom, et relève alors du juge civil.
Première règle : des armoiries appartiennent à une famille, pas à un nom. Un même patronyme peut correspondre à plusieurs blasons, chaque branche ayant pu porter les siens, et la Fédération française de généalogie conseille de vérifier que les armes trouvées concernent bien votre branche et non une famille homonyme. Un blason trouvé à partir du seul nom reste une piste à vérifier, pas une preuve.
La source de référence est l'Armorial général de France, né d'un édit de Louis XIV de novembre 1696 qui obligeait à faire enregistrer ses armoiries. Il réunit plus de 115 000 armoiries familiales et quelque 3 000 armoiries de villes et de communautés, classées par provinces et généralités. Conservé à la Bibliothèque nationale de France, il se consulte en entier sur Gallica. Connaître la région d'origine de la famille fait gagner beaucoup de temps.
Gardez un œil critique : l'édit visait surtout des recettes fiscales, l'enregistrement était payant et une partie des armoiries a été attribuée d'office par l'administration, parfois en série, à des familles qui n'avaient rien demandé. Croisez donc avec d'autres traces : actes notariés, sceaux, pierres sculptées, argenterie ou objets gravés conservés dans la famille.
Si aucune trace n'existe, rien n'empêche de composer des armoiries nouvelles. Elles n'auront pas la valeur historique d'armes anciennes, mais elles seront les vôtres. Tout commence par les émaux : deux métaux, l'or et l'argent, et des couleurs, gueules pour le rouge, azur pour le bleu, sinople pour le vert, sable pour le noir, plus rarement le pourpre. S'y ajoutent des fourrures, comme l'hermine ou le vair.
Une seule règle ne se discute pas : jamais métal sur métal, ni couleur sur couleur. Un lion d'or sur un champ d'argent se lit mal ; d'or sur azur, il se voit de loin. Pour le reste, la sobriété paie : un champ, une ou deux figures bien lisibles. Les armes parlantes, dont les figures évoquent le nom, offrent une piste amusante : la couleuvre de Colbert fait écho au latin coluber.
Pour réaliser votre blason familial en bois, il nous faut un point de départ : le texte du blasonnement, une copie tirée de l'Armorial, la photo d'un cachet ou d'une pierre sculptée, ou simplement votre croquis. Nous composons avec vous le dessin (écu, figures, devise éventuelle), puis la pièce passe en conception 3D avant sa fabrication dans notre atelier de Cornebarrieu. Les finitions et reprises de détail sont faites à la main.
Reste à traduire les couleurs. Elles peuvent être peintes, ou suggérées dans le bois par les hachures de la gravure héraldique : traits verticaux pour le gueules, horizontaux pour l'azur, obliques pour le sinople, croisés pour le sable. Le chêne et le noyer conviennent à un blason laissé bois apparent, le peuplier à une version peinte.
Chaque blason personnalisé est étudié et chiffré sur devis. Parcourez nos blasons et portraits et l'offre de portrait ou blason familial sur mesure, puis envoyez-nous vos documents : nous vous dirons ce qui est réalisable et sous quelle forme. Pour un cadeau à date fixe, précisez-la dès le premier message ; le calendrier se confirme au devis.
Aucune signification officielle. Au Moyen Âge, les émaux servent d'abord à distinguer des armes et à les reconnaître de loin. Les tableaux qui prêtent une vertu à chaque couleur viennent de traités plus tardifs, comme Le Blason des couleurs du héraut Sicile, écrit au XVe siècle, qui associait par exemple le gueules au rubis et à la planète Mars. Ces correspondances ont surtout circulé jusqu'au XVIIe siècle ; l'héraldique actuelle ne leur prête aucun sens particulier.
On le lit du point de vue de celui qui porte l'écu, placé derrière lui : sa droite, la dextre, se trouve donc à gauche pour le spectateur, et la senestre à droite. On énonce d'abord la couleur du champ, puis les partitions et les figures, en allant du chef, en haut, vers la pointe, en bas, et de dextre à senestre. Grâce à ces règles, un blason bien décrit peut être redessiné sans avoir été vu.
Il n'existe pas de code fixe. Le lion domine de très loin : selon l'historien Michel Pastoureau, plus de 15 % des armoiries médiévales en portent un. Roi des animaux, il évoquait la force, la bravoure et la noblesse. Mais un animal a souvent été choisi parce que son nom rappelait celui de la famille : ce sont les armes parlantes. Pour comprendre une figure, mieux vaut chercher l'histoire de la famille que consulter un dictionnaire des symboles.
Pas officiellement en France : l'État n'enregistre pas les armoiries des particuliers, et il n'existe plus d'autorité héraldique. Des associations proposent un enregistrement présenté comme officiel, et payant, qui n'a pas cette valeur. Pour donner une date certaine à des armes nouvelles, les héraldistes conseillent plutôt de les publier dans un ouvrage soumis au dépôt légal, de les déposer chez un notaire ou de se les adresser par lettre recommandée, gardée fermée.
Oui : des outils gratuits permettent de composer un écu en ligne, et certains dessinent même les armoiries à partir d'un blasonnement écrit. C'est un bon moyen d'essayer des combinaisons et de vérifier la règle de base, jamais métal sur métal ni couleur sur couleur. Le résultat reste une esquisse : pour une réalisation en bois, l'atelier redessine l'écu avec vous, en tenant compte du relief et de l'échelle de la pièce.
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